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Sardines, thon, maquereaux… Faire le choix de la pêche responsable

Caroline Vivant
Publié le 04 Octobre 2021
Les décryptages

Le phare d'Eckmühl. Cette tour posée à la pointe de Saint-Pierre dans le Finistère signale la côte aux pêcheurs depuis plus d’un siècle. Un symbole qui figure sur toutes les boîtes de conserve de la marque éponyme. Car parmi les bateaux guidés par le fameux phare, les sardiniers bolincheurs iront ensuite déverser leur cargaison à 40 km de là, au port de Douarnenez où les poissons seront mis en conserve à la Maison Chancerelle.
Cette conserverie traditionnelle a lancé il y a 20 ans Phare d’Eckmühl, l’une des premières marques de conserves bio, engagée pour la pêche responsable. 
Qu’entend-on par “pêche responsable” ? Où et comment sont pêchés puis préparés les poissons ? Le décryptage du Kaba.

bolincheur pêche responsable sardines

Crédit : Phare d'Eckmühl

Sardines, maquereaux, foie de morue, thon, harengs,... Phare d’Eckmühl propose une cinquantaine de références de poissons en conserve bio, que l’on trouve très facilement en magasins bio, dans les enseignes physiques (Biocoop, Naturalia, La Vie Claire,...) comme sur les sites de courses en ligne (La Fourche, Kazidomi,...).
Truites et saumons vendus par la marque sont en effet certifiés AB (Agriculture Biologique). Même si les autres poissons ne peuvent pas eux-mêmes être labellisés, s’agissant de poissons sauvages, tous les ingrédients qui les entourent sont 100% bio. Huile d’olive, moutarde, tomates, carottes, citrons,... bref, tout ce qui vient agrémenter vos poissons.

Quand le poisson a tout bon

conserve de sardines

Crédit : Phare d'Eckmühl

Un point de plus pour ces petites boîtes qui ont déjà le mérite de nous apporter calcium, vitamines, oméga 3, iode et autres bienfaits nutritionnels reconnus. Tout cela pour un prix beaucoup plus accessible que la viande. Eh oui, qu’il s’agisse de la traditionnelle boîte de sardines à l’huile, des rillettes de thon ou du “Délice de foie de morue au citron”, les prix de ces concentrés de protéines avoisinent les 3 euros.

Autre avantage non négligeable de ces produits de la mer… ils se conservent plusieurs années, ce qui peut s’avérer précieux les soirs où le frigo est vide. Pommes de terre vapeur, maquereaux avec filet de citron, et le repas est sauvé ! “Sans oublier que les boîtes de conserve sont recyclables à l’infini ! précise Magali Coroller, responsable marketing pour la marque Phare d'Eckmühl. Une fois dégustées, direction la poubelle jaune et vous n’avez même pas besoin de les laver”.

Voilà pour la fin de parcours. Mais rembobinons un peu… pour revenir au moment où ce fameux poisson a été pêché. 

Les quatre piliers de la pêche responsable

En 2019, une étude de l’Ifremer révélait que près d’un tiers des stocks de poisson dans le monde étaient surexploités. Selon l’UFC Que Choisir, ce serait même 86% des poissons vendus en grande surface qui seraient issus d’une pêche non durable ou surexploitée. 
Face à ces chiffres alarmants, Phare d’Eckmühl a fait le choix d’adapter ses méthodes et d’opter pour une pêche durable. Une démarche entamée dès 2007 auprès de la MSC (Marine Stewarfish Council), un organisme indépendant qui délivre un label garantissant des pratiques de pêche durable. Depuis 2019, Phare d’Eckmühl va un cran plus loin en faisant attester sa démarche “Pêche Responsable” par Bureau Véritas.

“La pêche responsable s’appuie sur 4 piliers, explique Magali Coroller. Le premier est bien sûr la gestion des ressources pour ne pas surexploiter certaines espèces de poissons et risquer de contribuer à leur extinction. Chez Phare d’Eckmühl, nous avons ainsi décidé d’arrêter prochainement le merlu car les stocks sont trop faibles.”
La marque veille également aux techniques de pêche de ses fournisseurs. Elle s’interdit par exemple d’acheter du poisson pêché avec la technique dite DCP, ou dispositif de concentration du poisson. “Il s’agit d’une sorte de radeaux, munis de dispositifs GPS, qui se prolongent sous l’eau avec des filets et des cordes. Les poissons sont attirés et s’agglutinent autour. Quand le pêcheur envoie son filet, il peut ramasser des tonnes de thon… mais aussi d’autres espèces qui finiront jetées. Ce sont des dommages collatéraux évitables” détaille Magali.

On apprend ainsi que les sardines proposées par Phare d’Eckmühl sont capturées “à la bolinche”, une technique qui préserve le poisson. 
Car c’est le 2e pilier de la pêche responsable : la qualité du poisson. Une préoccupation que l’on retrouve jusque dans l’usine de Douarnenez où 800 employés sont en charge d’étêter et vider à la main les poissons avant de les mettre en boîte.
Le 3e pilier est le respect de ces hommes et ces femmes qui collaborent avec l’entreprise. Et le dernier est la transparence.

emboîtage des sardines

Crédit : Phare d'Eckmühl

Suivez le thon à la trace

Le phare d'Eckmühl dans le Finistère

Crédit : Phare d'Eckmühl

Dans cet exercice de transparence, Phare d’Eckmühl a développé un outil en ligne sur son site pour tracer le thon, dont certaines espèces sont aujourd’hui menacées. Il suffit d’indiquer le numéro de lot pour connaître l’espèce du thon pêché, la méthode de pêche, le nom du ou des bateaux et la zone de pêche. 
Sur le site, les zones de pêche sont également précisées pour chaque espèce. On apprend ainsi que les sardines sont pêchées le plus près possible des usines, sur les côtes bretonnes et jusqu’en Cornouailles, pour limiter l’impact carbone des transports. Les maquereaux, eux, sont pêchés entre l’Irlande et l’Ecosse. 
Une partie des thons vient encore de trop loin, concède Magali Coroller, mais nous ambitionnons de réduire la part de thon Albacore, pêché dans le Pacifique, au profit du thon blanc ou thon germon, que l’on trouve dans le Golfe de Gascogne.” 

La réduction de son impact environnemental est au cœur du projet Phare d’Eckmühl, comme la préservation des océans. Phare d'Eckmühl est membre du mouvement 1% for the Planet et reverse désormais 1% de son chiffre d'affaires sur les ventes de thon albacore et listao (pêchées plus loin que le thon blanc) à des associations de préservation des ressources marines, la fondation TaraOcéan et Bretagne Vivante. 
Tout notre travail tourne autour de la mer. A nous donc de contribuer à la protéger” conclut Magali. 

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