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Kiwi, avocat, coton,... ces végétaux qui poussent en France sans que vous le sachiez !

Elisa Humann
Publié le
Modifié le 26 janvier 2026
Les gestes verts

Le kiwi et l’avocat ne poussent pas qu’en Nouvelle-Zélande ou en Colombie : c’est également possible en France, et peut-être pas loin de chez vous. Pour vous, Le Kaba a répertorié les fruits et légumes qui semblent exotiques mais existent aussi dans l’Hexagone !

© Jonas Kakaroto - Unsplash

En France, plus de 530 000 hectares sont dédiés à la culture des fruits et légumes. Le pays est aussi le 1er exportateur mondial de pommes de terre à l'état frais et 1er fabricant européen de légumes en conserve(1). Côté fruits, la pomme est la première production française, avec environ 1,5 million de tonnes produites chaque année.(2)

Voilà pour les incontournables ! Ces fruits et légumes dont on sait qu’on pourra les trouver sans peine sur les étals avec la mention “Origine : France”. Mais il y a d’autres aliments dits “exotiques” (car ils ne proviennent pas de chez nous en temps normal) qui poussent en France contre toute attente. C’est une belle opportunité pour nous de consommer de manière plus écoresponsable en misant sur le local plutôt que sur des produits venus de l’autre bout du monde.

Tour de France de ces perles rares !

1- L’avocat

Le plus souvent importé d’Amérique latine, l’avocat pousse aussi en France ! On peut trouver des avocats principalement en Corse et dans les Pyrénées-Orientales, à raison de 10 tonnes produites par an. Certes, cela ne va pas suffire pour les avocado toast de la France entière, mais c’est un début… 

Il faut dire que la France en est le premier pays consommateur en Europe avec près de 3 kg d’avocats consommés par personne et par an. En effet, l’avocat est apprécié pour sa richesse en magnésium et en vitamines C et E.

©Thought Catalog - Pexels

2 - Le kiwi

Généralement consommé en hiver, le kiwi français pousse principalement dans le Sud-Ouest (Nouvelle-Aquitaine et Occitanie), le Sud-Est (Corse et Rhône-Alpes), mais on le trouve aussi à l’Ouest (Bretagne et Vallée de la Loire). En 2021, 45 000 tonnes de kiwi ont été produites en France(3). En clair : vous avez toutes vos chances d’en trouver au marché. Demandez à votre primeur !


Le + : le Sud-Ouest représente 75% de la production nationale de kiwi et détient le Label Rouge ainsi qu’une IGP (Indication Géographique Protégée) : le Kiwi de l’Adour.

©Pexels

3 - Le thé

Malgré son empreinte carbone non négligeable, le thé provenant habituellement d’Asie séduit de plus en plus les cultivateurs français. Longtemps cantonné aux plateaux de l'Himalaya ou aux plaines de Chine, le Camellia sinensis (le théier) a trouvé en Bretagne une terre d'accueil inattendue, mais idéale. Profitant d'un climat océanique doux, de sols acides et d'une hygrométrie généreuse — des conditions qui rappellent étrangement les contreforts asiatiques — la culture du thé s'y développe de manière spectaculaire. Ce renouveau est porté par des pionniers passionnés, souvent issus du monde de l'horticulture, qui ont su adapter les méthodes de transformation (flétrissage, oxydation) au terroir breton. On trouve désormais des plantations aussi bien dans les Monts d'Arrée que sur les côtes du Morbihan ou du Finistère, prouvant que la relocalisation de ce breuvage millénaire est une réalité durable et savoureuse.

Où se procurer du thé "Made in Breizh" ?

Si vous souhaitez troquer votre thé d'importation contre une infusion locale, voici les références incontournables :

  • Filleule des Fées : Située dans la vallée du Blavet (Morbihan), cette plantation est l'une des pionnières. Elle propose des thés d'exception travaillés avec une précision d'orfèvre.
  • Maison du thé breton : une exploitation familiale implantée à Quimper. Cette plantation de thé labellisée bio est la plus grande plantation du Finistère (plus de 15.000 théiers).
  • Maison Théerie.

 

©NIKOLAY OSMACHKO - Pexels

4 - L’oseille commune

Contrairement à son appellation, il ne s’agit pas d’argent partagé avec d’autres personnes mais d’un légume qui repousse à l’infini ! Elle est riche en vitamine C mais est néanmoins déconseillée aux personnes souffrant de rhumatismes, d'hémorroïdes et de problèmes rénaux à cause de sa forte teneur en acide oxalique. En France, l’oseille peut se manger crue ou cuite, mais doit être mélangée avec d’autres ingrédients pour que son acidité ne l’emporte pas sur le goût. Elle se cultive plutôt dans un espace pas trop sec, lorsqu'elle est plantée entre avril et juin. 

5 - Le combava 

Historiquement présent à Taïwan, à l'Ile Maurice et en Malaisie, le combava est cultivé à petite échelle dans les Pyrénées orientales par des pépiniéristes. On peut en trouver jusqu'à fin novembre. 


Attention : le climat tropical de la région d’origine du combava fait que vous ne pourrez pas le planter n’importe où. Pour se développer, il a en effet besoin d’un espace ensoleillé, d’une terre riche et fertile et d’un sol au Ph acide à neutre.

6 - Le quinoa d’Anjou

Qui aurait cru que les bords de la Loire deviendraient le premier terroir de quinoa en Europe ? Originaire des Andes, cette "graine sacrée" des Incas a réussi son acclimatation en Maine-et-Loire grâce à l'audace de quelques agriculteurs locaux à la fin des années 2000. L'Anjou, avec ses terres de tuffeau et son climat tempéré, offre une alternative parfaite aux importations massives du Pérou ou de Bolivie. Contrairement à son cousin sud-américain, le quinoa angevin présente l'avantage d'être naturellement dépourvu de saponine (cette substance amère qui nécessite un lavage intensif), ce qui simplifie sa préparation tout en réduisant son empreinte hydrique. En choisissant cette filière, le consommateur soutient une agriculture de proximité qui maîtrise l'intégralité du processus, du semis jusqu'au sachet.

Les pionniers du quinoa en Val de Loire

Pour savourer un quinoa qui n'a pas traversé l'Atlantique, vous pouvez vous tourner vers ces acteurs historiques :

  • Quinoa d'Anjou : C'est le groupement historique qui a lancé la filière. Ils proposent une gamme complète (blanc, rouge, trio) cultivée par des agriculteurs locaux regroupés en coopérative.
  • Perle d'Anjou : Ce groupement de producteurs locaux met en avant les richesses végétales de la région, avec une gamme de quinoa cultivée dans le respect du terroir angevin, garantissant une traçabilité totale "du champ à l'assiette".

©MikeGz - Pexels

7 - Le safran

Principalement utilisée pour aromatiser les plats, “l’or rouge” se cultive notamment dans le Quercy et le Gâtinais. Comment est-ce possible ? En plantant sur une parcelle exposée en plein soleil, sans ombrage.

En termes de climat, la safranière a besoin d’un été chaud, d’un hiver froid (max -10,-15 degrés) et d'un printemps pluvieux.

Le + : le safran pourra se conserver quelques années dans des contenants opaques et hermétiques.

©RODNAE Productions - Pexels

8 - Le coton

Cultiver du coton en France, mission impossible ? Défi relevé par trois agriculteurs gersois qui, en 5 ans, ont atteint les douze hectares de plantation de coton. Après la récolte, une fois séchée et égrenée, la fibre est compactée en ballots et envoyée dans une filature des Vosges, avant de rejoindre Troyes pour y être tricotée et teinte. Enfin, la confection de vêtements, estampillés "100 % coton français” et vendus par la marque Jean Fil, également produite par les agriculteurs.

Un bel exemple d’économie circulaire 100% made in France ! 

©jdblack - Pixabay

Comment faire pousser ces fruits et légumes chez vous ?

 

Pourquoi ne pas tester cette démarche économique et zéro déchet ? Pas besoin d’avoir un immense terrain pour faire pousser vos fruits et légumes chez vous, ni d’une terrasse ou d’un balcon. Si vous habitez dans un appartement, un rebord de fenêtre suffit pour planter des tomates cerise et des herbes aromatiques par exemple !

Retrouvez notre comparatif de graines bio pour avoir quoi planter


Concernant ces fruits et légumes que l’on pensait exotiques…

Pour une épice comme le safran par exemple, vous avez vos chances si vous habitez dans une zone ensoleillée une grande partie de l’année et que vous avez un grand jardin. Sinon, passez votre chemin, la plantation ne prendra pas. Idem pour le kiwi et le coton.

En revanche, vous pourrez entretenir un théier, en prenant garde à bien l’exposer suffisamment à la lumière. Il peut s’acheter dans un magasin de jardinage ou un pépiniériste spécialisé. Ensuite, il faut planter la bouture à l’air libre. Si vous n’avez pas de jardin ni de balcon, le théier pourra quand même grandir dans un grand pot proche d’une fenêtre souvent ouverte.


 

©Binyamin Mellish - Pexels

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