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Low-tech : vivre mieux avec moins de technologie

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Caroline Vivant
Publié le
Les gestes verts
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L'innovation est-elle forcément synonyme de complexité ? Dans un monde où le moindre grille-pain devient "intelligent" et où nos smartphones s'essoufflent après deux ans, une résistance s'organise. Son nom : le low-tech. Loin d'être un rejet nostalgique du progrès, ce mouvement propose de repenser notre rapport à la technique autour de trois piliers fondamentaux : l'utilité, la durabilité et l'accessibilité.

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©pexels-vlada-karpovich Unsplash

Adopter une démarche low-tech, c'est choisir des solutions techniques qui répondent à des besoins essentiels, qui sont réparables par tous et qui consomment un minimum d'énergie. Alors que le secteur du numérique représentait déjà 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2024 (et sans doute 8% d’ici 20301), il devient urgent de questionner cette débauche technologique. Voici quelques idées pour faire entrer la sobriété heureuse dans votre foyer…

Repenser sa cuisine (et ne pas acheter d’Air Fryer)

La cuisine est souvent la pièce la plus énergivore de la maison. Pourtant, c'est aussi le terrain de jeu favori des inventeurs low-tech qui cherchent à s'affranchir de la dépendance électrique.

Conserver sans électricité : le retour du bon sens

Principe de précaution oblige, nous mettons de plus en plus d’aliments au frigo, pensant que les conditions de conservation seront meilleures. Mais aviez-vous que tous nos aliments n'ont pas leur place au réfrigérateur ? Les œufs par exemple qui se porteront mieux à température ambiante, les fruits et la plupart des légumes. Ici, pas question e low-tech mais de bon sens.
Certains vont plus loin en plaçant leurs produits frais dans un "frigo du désert" (ou Zeer pot), un système de deux pots en terre cuite séparés par du sable humide qui utilise l'évaporation pour maintenir une fraîcheur naturelle. 
Toujours pour la conservation, en matière de solutions low-tech, la lactofermentation est une alliée précieuse. Non seulement elle permet de conserver les aliments des mois durant sans aucune dépense énergétique, mais elle booste également notre microbiote.
👉Se lancer dans la lacto-fermentation et faire ses propres conserves

Cuire avec intelligence : la marmite norvégienne

Quant à la cuisson, l’astuce low tech la plus connue pour cuire est la marmite norvégienne. Le concept est ancestral : vous portez votre plat à ébullition sur le feu, puis vous coupez la source de chaleur et placez le récipient dans un caisson ultra-isolé (couvertures, liège, laine). La cuisson se termine grâce à l'inertie thermique. Résultat ? Une économie d'énergie pouvant atteindre 70% sur les plats mijotés, et aucune surveillance nécessaire.

L'éloge des ustensiles manuels

Avant d'acheter un énième robot multifonction (bonjour le air fryer qui envahit les réseaux sociaux 👋) dont la carte électronique rendra l'âme au premier court-circuit, posons-nous la question de l'usage. Un moulin à légumes manuel, un mortier en pierre ou un fouet robuste sont non seulement inusables, mais ils nous reconnectent à la matière. Le low-tech, c'est aussi préférer la robustesse du mécanique à la fragilité de l'électronique.

Le numérique dans nos maisons : viser la sobriété connectée

Si le low-tech brille par des solutions "rustiques", il s'applique aussi à nos outils modernes pour contrer l'obsolescence programmée et la surconsommation de données.

Faire durer ses appareils : le réflexe réparation

Le geste le plus écologique reste de ne pas acheter de nouvel appareil. Selon l'ONG Friends of the Earth, la fabrication d'un smartphone nécessite environ 70 kilos de matières premières. Le mouvement low-tech encourage l'apprentissage de l'auto-réparation. Fréquenter un Repair Café ou consulter des plateformes comme iFixit permet de prolonger la vie de nos ordinateurs et électroménagers, réduisant ainsi drastiquement notre empreinte numérique.
👉Profitez du bonus réparation, le coup de pouce financier de l’État pour développer la réparation

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©Unsplash

Le smartphone durable et le "Small Web"

Pour ceux qui ne peuvent se passer de technologie, l'approche low-tech consiste à choisir des appareils conçus pour durer, comme le Fairphone, ou à installer des systèmes d'exploitation plus légers sur de vieux ordinateurs (distributions Linux légères). C'est aussi adopter une hygiène numérique : désencombrer ses boîtes mail, limiter le streaming en haute définition et privilégier le Wi-Fi à la 5G, cette dernière étant bien plus gourmande en ressources infrastructurelles.
👉Les 7 gestes-clés pour réduire la pollution numérique

Chauffage et isolation : les astuces passives

Dans l'habitat, le low-tech rime avec conception bioclimatique. Inutile d'installer une climatisation si l'on sait gérer l'ombre et les courants d'air. En hiver, des gestes simples comme l'installation de réflecteurs de chaleur derrière les radiateurs ou de rideaux thermiques épais permettent de gagner plusieurs degrés sans augmenter la facture. L'idée est de travailler avec les éléments (soleil, vent, orientation) plutôt que de lutter contre eux à grand renfort de kilowatts.
👉Astuces faciles pour ne pas avoir froid (sans pousser le chauffage)

Pourquoi le low-tech est le futur de la consommation ?

En réduisant notre dépendance aux systèmes complexes que nous ne comprenons plus, nous gagnons en autonomie. Il y a une satisfaction immense à savoir réparer son vélo, construire un séchoir solaire ou entretenir son propre système de récupération d'eau de pluie. C'est ce que l'ingénieur Corentin de Chatelperron, fondateur du Low-tech Lab, appelle la "recherche de l'essentiel".
Sur le plan économique, le calcul est rapide : moins de gadgets, moins d'abonnements, moins de factures d'énergie. Le low-tech est la technologie du pouvoir d'achat. Enfin, c'est un remède efficace à l'anxiété numérique. En simplifiant notre environnement matériel, nous libérons de l'espace mental pour ce qui compte vraiment : les relations humaines et la créativité.
 

Le mouvement low-tech ne nous demande pas de retourner à l'âge de pierre, mais de passer de l'ère de la consommation passive à celle de l'usage conscient. En privilégiant des solutions simples, robustes et réparables, nous participons activement à la préservation des ressources tout en redécouvrant le plaisir du "faire soi-même". Et si, pour votre prochain achat, vous vous demandiez simplement : “En ai-je vraiment besoin, et puis-je le réparer ?”

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