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IA et écologie : comment l’utiliser sans exploser son impact ?

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Caroline Vivant
Publié le
Les gestes verts
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Rédiger un texte en quelques secondes, générer une image sur mesure ou obtenir une réponse instantanée à n’importe quelle question : l’intelligence artificielle s’est invitée dans notre quotidien. Pratique et parfois bluffante, elle n’est pourtant pas sans conséquences pour l’environnement. Faut-il pour autant arrêter de l’utiliser ? Pas forcément. Comme pour beaucoup d’outils numériques, tout est une question de dosage et d’usages raisonnés.

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©jonathan-kemper Unsplash

Depuis quelques années, l’intelligence artificielle n’est plus réservée aux ingénieurs ou aux grandes entreprises. Elle est désormais accessible à tous, souvent gratuitement, et intégrée dans de nombreux services du quotidien : moteurs de recherche, applications, messageries, réseaux sociaux.

Cette facilité d’accès donne parfois l’impression que l’IA est immatérielle, presque « magique ». Pourtant, derrière chaque réponse générée, il y a des serveurs, de l’électricité, de l’eau et des émissions de CO₂. Un peu comme le streaming vidéo ou le cloud, l’IA fait partie de ces usages numériques dont l’impact est invisible… mais bien réel.

Alors comment faire ? L’IA semble désormais difficile à éviter, mais il est possible de l’utiliser de manière plus responsable. Comprendre son impact et adopter quelques réflexes simples permet déjà de réduire son empreinte environnementale.

 

Pourquoi l’IA a-t-elle un impact sur l’environnement ?

Une technologie très gourmande en énergie

Contrairement à une recherche classique sur internet, une intelligence artificielle générative ne va pas simplement chercher une information existante. Elle va la créer. Pour produire un texte, une image ou une réponse, l’IA réalise une multitude de calculs pour prédire mot après mot, pixel après pixel, ce qui a le plus de chances de correspondre à votre demande.

Ces calculs sont effectués dans d’immenses centres de données, appelés data centers, qui mobilisent des milliers de processeurs fonctionnant en continu. Plus la demande est complexe (image, vidéo, longue conversation), plus la consommation d’énergie est élevée.

Électricité, eau, CO₂ : les impacts cachés

  • Les data centers consomment énormément d’électricité, et l’IA contribue fortement à cette consommation en hausse. 
  • À cela s’ajoute un autre impact moins connu : l’eau. Les serveurs chauffent beaucoup et doivent être refroidis en permanence. Pour cela, de grandes quantités d’eau sont utilisées, parfois dans des régions déjà soumises à des tensions hydriques.
  • Côté carbone, une session de quelques requêtes sur une IA peut générer autant d’émissions que plusieurs kilomètres parcourus en voiture. Pris isolément, cela peut sembler anodin. Mais multiplié par des millions d’utilisateurs, l’impact devient considérable.

Un impact aussi social et éthique

L’IA n’a pas seulement un impact environnemental. Elle peut aussi poser des problèmes sociaux et éthiques. Les réponses produites ne sont pas toujours fiables : l’IA peut se tromper, inventer des sources ou reproduire des biais (sexistes, racistes, stéréotypés).

Par ailleurs, derrière l’IA se cache du travail humain souvent invisible : des milliers de personnes chargées de modérer, corriger ou trier des contenus, parfois dans des conditions précaires. Enfin, les données personnelles que nous partageons peuvent être utilisées pour entraîner ces modèles, sans que nous en ayons pleinement conscience.

 

Peut-on encore se passer de l’IA aujourd’hui ?

Une technologie devenue difficile à éviter

Soyons honnêtes : il devient compliqué d’éviter totalement l’IA. Elle est déjà intégrée dans de nombreux outils que nous utilisons tous les jours, parfois sans même le savoir. Elle peut aussi être réellement utile : comprendre un sujet complexe, reformuler un texte, apprendre plus facilement ou gagner du temps sur certaines tâches. Comme pour d’autres innovations, le problème n’est pas tant l’outil que l’usage que l’on en fait.

Le vrai problème : l’usage automatique

Là où l’IA devient problématique, c’est lorsqu’elle est utilisée par réflexe. Poser une question à une IA pour connaître la météo, générer une image juste “pour voir”, ou multiplier les demandes successives sans objectif clair entraîne une surconsommation inutile de ressources. Un peu comme laisser la lumière allumée dans une pièce vide, ces petits gestes numériques s’accumulent.

La bonne question à se poser avant chaque usage

Avant d’utiliser une IA, il est utile de se poser quelques questions simples :

  • Ai-je vraiment besoin d’une IA pour cette demande ?
  • Une recherche classique ou un autre outil ferait-il aussi bien, avec moins d’impact ?
  • Le gain apporté justifie-t-il la consommation de ressources ?

Ce simple réflexe permet déjà de réduire une grande partie des usages superflus.

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© Jenny Ueberberg d’Unsplash

Les bons réflexes pour une IA plus sobre au quotidien

1. Choisir le bon outil pour le bon besoin

Pour une information simple ou factuelle (actualité, définition, météo), un moteur de recherche classique est souvent suffisant et beaucoup plus sobre : une requête Google, c'est 30x moins d'émissions de CO2 qu'une requête Chat GPT.
En revanche, l’IA est pertinente pour des tâches plus complexes : résumer plusieurs documents, reformuler un texte, aider à structurer une idée ou comprendre un sujet technique.

Adapter l’outil à l’usage est l’un des leviers les plus efficaces pour limiter l’impact environnemental.

2. Limiter l’impact de ses usages

Quelques gestes simples permettent de réduire la consommation liée à l’IA :

  • formuler une demande claire et précise (contexte, besoin, format attendu, ton,…) dès le départ pour éviter les allers-retours (chaque échange fait tourner les algorithmes et génère des émissions)
  • éviter la génération d’images, de vidéos ou l’usage de la voix quand ce n’est pas nécessaire,
  • privilégier l’écrit, moins gourmand en énergie que le mode vocal,
  • supprimer ses conversations et historiques une fois qu’ils ne servent plus. (Nos astuces pour faire un bon “digitl cleanup”)

3. Garder un esprit critique et responsable

L’IA n’est pas une source fiable à 100 %. Il est essentiel de vérifier les informations importantes et de ne pas la considérer comme une vérité absolue. Il est également recommandé d’éviter de lui confier des données personnelles ou sensibles. L’IA doit rester un outil d’aide, pas un confident.
👉 Retrouvez d'autres gestes pour réduire la pollution numérique au quotidien

 

L’intelligence artificielle n’est ni bonne ni mauvaise pour l’environnement. Elle est simplement un nouvel outil puissant, dont l’impact dépend directement de nos usages. Comme pour l’énergie, l’eau ou les transports, la sobriété numérique passe par des choix éclairés et des gestes du quotidien.

Utiliser l’IA quand elle est réellement utile, éviter les usages automatiques et garder un esprit critique sont autant de moyens de limiter son impact. À l’échelle individuelle, ces gestes peuvent sembler modestes, mais collectivement, ils font toute la différence !

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