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Terre de diatomée, huiles essentielles,... Ces produits naturels pas toujours inoffensifs !

Blandine Janin-Reynaud
Blandine Janin-Reynaud
Publié le
Tutos & Recettes
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Pour protéger l’environnement, on privilégie les produits bruts et naturels, plus sains que leurs homologues industriels. Mais attention à ne pas confondre naturel et inoffensif. Certains auxiliaires du mode de vie écolo doivent être utilisés avec prudence et modération.

cosmétiques naturelles

©Mon Focus-Pixabay

En matière de cosmétiques, de santé, de produits ménagers ou pour le jardin, la tendance est au brut, au naturel et au fait-maison. Plus qu’une mode, il s’agit d’une salutaire prise de conscience sur l’impact de nos modes de vie sur l’environnement et notre santé : pollution des sols et des eaux, suremballage, perturbateurs endocriniens, etc. Mais attention, qui dit naturel, et même bio, ne veut pas dire sans danger. En effet, tout est chimie en ce monde et Dame Nature, si généreuse, prodigue à profusion venins, drogues et matières toxiques ! Si un actif possède des propriétés, il peut forcément entraîner des effets secondaires. Le yin et le yang en quelque sorte. Ainsi, certains usages non réglementés de produits naturels peuvent s’avérer dangereux. Le Kaba vous guide donc pour bénéficier de tous leurs bienfaits de façon saine et sereine !

Les huiles essentielles : à employer avec discernement

Huiles essentielles

©Monicore-Pixabay

Les huiles essentielles sont obtenues par extraction ou distillation des plantes et composées à 100 % de principes actifs qui leur confèrent un pouvoir thérapeutique élevé. Elles sont donc à réserver de préférence à cet usage et de façon bien documentée. Comme pour les plantes médicinales, il est bienvenu de prendre conseil auprès d’un pharmacien ou d’un naturopathe.

Les effets secondaires possibles des huiles essentielles sur la santé

D’une façon générale, l’usage des huiles essentielles est déconseillé chez l’enfant, la femme enceinte ou allaitante, les asthmatiques et les personnes souffrant de pathologies chroniques. L’huile essentielle de lavande, très utilisée contre les poux, et celle de tee tree, comme déodorant, pourraient en effet se révéler des perturbateurs endocriniens !
Par ailleurs, l’ingestion de certaines huiles essentielles peut provoquer des troubles de la conscience ou des convulsions, des problèmes respiratoires, voire (rarement) une atteinte du foie ou des reins. Utilisées en cosmétiques ou dans les produits maison, elles entraînent parfois allergies ou irritations. Enfin, les huiles essentielles dégagent des composants organiques volatils et sont donc une source de pollution intérieure du logement. L’Ansès met donc en garde depuis plusieurs années sur leur utilisation. Aussi agréables soient-ils, sprays et diffuseurs présentés comme assainissants, ne valent donc pas une bonne aération du domicile !

Les conséquences néfastes des huiles essentielles sur l’environnement

Leur bilan écologique n’est pas forcément non plus toujours positif. Produire des huiles essentielles exige beaucoup de matières premières et d’énergie. Ainsi dans de nombreux pays, les monocultures et la cueillette sauvage nuisent aux cultures vivrières locales et mettent en danger certaines plantes rares. Enfin, rejetées dans l’environnement en grande quantité, certaines huiles essentielles peuvent agir comme des polluants.

L’huile de foie de morue : à utiliser avec modération

C’est grâce aux multiples vertus de l’huile de foie de morue que l’Europe a éradiqué le rachitisme. Cette huile de poisson, que l’on pensait reléguée aux pages de la littérature du XIXe siècle, revient en force depuis le début de la pandémie de Covid-19. En effet, il est préconisé ça et là de se supplémenter en vitamine D pour booster son immunité. Différentes études cherchent à démontrer que les consommateurs réguliers d’huile de foie de morue sont moins à risque d’être infectés par le Sars-CoV-2. Ainsi, l’huile de foie de morue, en raison de sa richesse en vitamine D, A et omégas 3 a le vent en poupe !

Mais attention au surdosage, cause de maux de tête, de vertiges ou de brûlures d'estomac, notamment dans les sociétés occidentales qui ne sont pas particulièrement carencées en vitamines A. 
Idem pour la vitamine D, qui nous manque cependant plus fréquemment. Elle provient essentiellement du soleil (80%), mais aussi de l'alimentation (20%). Si vous êtes végétarien, végan ou tout simplement si vous n’avez pas envie d’avoir recours à l’huile de foie de morue, sachez que les œufs et le beurre, mais aussi les champignons, les huiles végétales, le chocolat noir, les algues sont les aliments les plus riches en vitamines D.

Huile de foie de morue

©Minocre-Pixabay

La terre de diatomée : efficace avec précaution

Terre de diatomée

©Faermerdir-Pixabay

La terre de diatomée est en réalité une poudre de roche composée de silice, très coupante. Elle est conseillée pour éradiquer fourmis, cafards, punaises de lit, puces et poux sur le parquet, au poulailler ou directement sur les animaux sans avoir recours aux insecticides de synthèse. En effet, la terre de diatomée agit sur les parasites de façon mécanique et non chimique. Même non toxique, elle requiert cependant une certaine vigilance dans son utilisation. 
Il existe en effet deux types de terre de diatomée : sa version naturelle et celle calcinée à 900°C. L’industrie utilise cette dernière pour la filtration du vin, pour le polissage ou encore en tant qu'absorbant. Elle est toxique pour l’homme et les animaux. Pour son utilisation au quotidien et pour l’élimination des insectes, choisissez toujours la poudre de diatomée alimentaire, dite « amorphe » que vous trouverez en magasin bio ou de bricolage.
Lors de son utilisation, il est recommandé de porter un masque et des lunettes pour protéger les muqueuses et les voies respiratoires. Enfin, il convient de la stocker hors de portée des enfants. Évitez également de l'utiliser sur le sol de votre jardin : la terre de diatomée n’est pas un insecticide sélectif et abeilles, coccinelles ou lombrics en pâtiraient fortement !

Le cocktail sel et vinaigre : un désherbant miracle dangereux pour le sol

Que vous ayez renoncé depuis longtemps au désherbage chimique ou bien contraint par la législation, vous êtes peut être tenté comme beaucoup par le « désherbage naturel ». En effet, les forums de discussion regorgent de conseils sur l’utilisation au jardin du gros sel mélangé à du vinaigre blanc pour éradiquer les « mauvaises » herbes qui envahissent vos cours et pavés. 
Pourtant, là encore, cet herbicide qui peut certes soulager votre dos, n’est pas sélectif. Il a tendance à tuer toutes les plantes et pas seulement les indésirables. Il peut s’avérer également nocif pour l’environnement. En effet, le vinaigre blanc, certes bourrés de vertus et biodégradable, est un acidifiant qui modifie le PH et peut causer des dommages à la faune et aux bactéries naturellement présentes dans le sol de votre jardin. Il en va de même pour le sel qui peut rester dans le sol durant des années avant que l’eau de pluie ne le lessive suffisamment, empêchant ainsi toutes repousses des adventices mais aussi de fleurs, etc. Rien ne vaut donc un désherbage manuel ou mieux, pas de désherbage du tout. Vous obtiendrez ainsi, sans effort, un jardin plein de vie, refuge de la biodiversité ! 
Il existe d’autres produits naturels à utiliser avec prudence : aloé véra, plantes ou épices médicinales, etc. Bien sûr, il ne faut pas tomber dans la psychose, mais juste s’informer et se souvenir que l’excès en tout nuit. 
Les produits naturels restent pour autant à privilégier par rapport aux produits de synthèse dans la plupart des domaines, surtout quand ils sont bio et locaux. C’est pourquoi Le Kaba vous prodigue ses tutos et recettes pour un mode de vie éco-responsable, sain et économique !

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